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La 67e session de la commission de la condition de la femme (CSW67) s’est ouverte le lundi 06 Mars au siège de l’ONU, à New York, avec la participation d’une importante délégation ivoirienne, conduite par la Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Madame Nassénéba Touré.

Cette année les différents délégués des quatre coins de la planète, plancheront sur le thème « innovation et évolution technologique et éducation à l’ère du numérique aux fins de la réalisation de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles ». Cette 67e session de la CSW permettra également aux pays membres de célébrer ensemble le 08 Mars marquant la célébration officielle de la Journée des droits des femmes. Aussi, c’est l’occasion  pour aborder les questions d’autonomisation des femmes. La délégation ivoirienne conduite par la Ministre Nassénéba Touré sera à la tribune ce 08 Mars pour donner le mot du Gouvernement ivoirien.

A l’ouverture du CSW67, le secrétaire général des nations unies, Antonio Guterres a rappelé la ferme volonté des nations unies d’être toujours aux côtés des filles et des femmes du monde entier pour une égalité dans tous les domaines.

Il a par la suite révélé les initiatives de l’ONU en faveur d’un plan de relance des objectifs de développement durable et d’une réforme du système financier mondial qui visent à accroître les moyens d’investir dans les femmes et les filles.

Evoquant le thème retenu pour la CWS67, le chef de l’ONU a estimé que des siècles de patriarcat, de discrimination et de stéréotypes ont créé un “énorme fossé” entre les sexes dans les sciences et la technologie, notant que les femmes ne représentent que 3% des lauréats du prix Nobel dans les catégories scientifiques.

Il a évoqué que l’inégalité entre les sexes est une question de pouvoir. Le chef de l’ONU a appelé à une action urgente pour égaliser le pouvoir à travers la promotion de l’éducation, les revenus et l’emploi des femmes et des filles, en particulier dans les pays du Sud.

Il est question aussi de veiller à la mise en place d’un environnement digital « sûr et sécurisé » pour les femmes et les filles, a-t-il indiqué, faisant savoir que les Nations Unies travaillent avec d’autres parties prenantes pour élaborer « un code de conduite dédié pour l’intégrité de l’information sur les plateformes numériques dans l’objectif de réduire les préjudices et d’accroître la responsabilité tout en défendant le droit à la liberté d’expression ».

La ministre de la femme, de la famille et de l’enfant, Nassénéba Touré conduit une délégation de députés, de sénatrices, de représentante du CESEC et des cabinets ministériels ainsi que plusieurs organisations de la société civile. Plusieurs activités sont au programme du séjour de cette délégation ivoirienne. Il faut rappeler que la cote d’ivoire préside au conseil
d’administration de la commission de la condition de la femme à partir de cette année pour une période de 03 ans.

Pour rappel, la Commission de la condition de la femme des Nations Unies est le principal organe intergouvernemental mondial dédié exclusivement à la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes. La CSW est une commission fonctionnelle du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) créée en vertu de la résolution 11 du Conseil du 21 juin 1946.